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TouT sur le SIDA, Les Reponses A Vos Questions

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ZYLLA
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Vendredi 19 Novembre 2004 à 22h40
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7) Comment peut-on traiter cette maladie? Dans la première décennie du sida (1981-1991), on ne connaissait pas de traitements pour combattre l'immuno-déficience et il n'y avait que très peu de traitements pour les maladies opportunistes du sida. Depuis ce temps, la recherche a fait des avances considérables: des traitements sont maintenant disponibles qui permettent de lutter contre la multiplication du VIH, de soutenir le système immunitaire et de soigner les infections opportunistes et les cancers liés au sida. La recherche s'est également engagée dans des recherches très poussées sur l'élaboration de vaccins thérapeutiques ou préventifs. Malheureusement, à ce jour, aucun traitement ou projet de vaccin n'a atteint le but final d'éradiquer le VIH et de permettre une guérison complète de l'infection au VIH et les effets secondaires de ces traitements sont difficiles à gérer. • La maladie :Le VIH étant un virus de la famille des rétrovirus, on utilise le mot "antirétroviral" pour désigner les médicaments qui l'empêchent de se multiplier dans l'organisme. Ces médicaments agissent sur le virus à différentes étapes de son occupation des cellules immunitaires. Les deux étapes principales ciblées par ces médicaments sont la transcriptase inverse et la protéase. L'efficacité de tous ces médicaments est limitée lorsqu'ils sont utilisés seuls, notamment parce que le VIH peut facilement développer des résistances à chaque traitement. C'est pourquoi les médecins doivent associer plusieurs médicaments en une thérapie pour contrôler efficacement le virus. La plupart du temps, on combine trois médicaments et c'est pour cela que les traitements antirétroviraux combinés sont aussi souvent appelés "trithérapies". On sait que les "trithérapies" ont permis à des milliers de personnes vivant avec le VIH/sida de jouir d'une meilleure santé et de prolonger leur existence malgré leur infection. On peut administrer ces traitements dès le début de l'infection ou plus tard dans le cours de la maladie dans le but de réduire le niveau de virus dans le sang à des niveaux presque indétectables. Mais les traitements antirétroviraux ne peuvent éradiquer complètement le virus de l'organisme ou guérir le sida. Le VIH reste présent, même chez les patients sous traitement, dans les ganglions lymphatiques, les testicules et le sperme, le cerveau, la rétine de l'œil, etc. • Les inhibiteurs de la transcriptase inverse :Les inhibiteurs de la transcriptase inverse interrompent la première étape où le VIH réalise de copies de lui-même en fusionnant avec l'ADN des cellules immunitaires. On trouve dans cette classe de médicaments l'AZT (ou zidovudine), le ddI (ou didanosine), le d4T (ou stavudine), le 3TC (ou lamivudine). Tous ces médicaments sont commercialisés sous des marques de commerce différentes de leurs noms génériques. Ces médicaments ont été les premiers utilisés contre le VIH, avec une efficacité limitée lorsque utilisés seuls, mais ils ralentissent la multiplication du VIH dans le corps et retardent l'évolution vers le sida. Il existe aussi un sous-groupe d'inhibiteurs de la transcriptase inverse (inhibiteurs non-nucléotidiques) parmi lesquels, la névirapine, la delvaridine et l'efavirenz. • Les inhibiteurs de la protéase :Des traitements réellement efficaces ont été possibles quand une deuxième classe de médicaments, les inhibiteurs de protéase, sont devenus disponibles vers 1996. La protéase est une enzyme du VIH qui lui permet d'assembler, dans une deuxième phase de son occupation des cellules, les copies de lui-même dans la cellule infectée. Parmi les antiprotéases, on trouve le ritonavir, le saquinavir, l'indinavir, l'amprenavir, le nelfinavir, le lopinavir et l'atazanavir. • Effets indésirables des traitements :Tous les traitements antirétroviraux ont des effets secondaires indésirables qui peuvent parfois être dangereux. Certains inhibiteurs de la transcriptase inverse peuvent causer des déficiences en globules rouges ou blancs dans le sang. D'autres peuvent endommager le pancréas ou les terminaisons nerveuses de façon très douloureuse. D'autres peuvent causer des troubles du sommeil ou du psychisme. C'est pourquoi les personnes séropositives qui suivent un traitement antirétroviral doivent régulièrement voir leur médecin et effectuer des contrôles très précis de l'évolution de leur traitement. Les inhibiteurs de la protéase peuvent causer des sérieux problèmes de nausée, de diarrhée et d'autres complications digestives. Ils sont aussi à l'origine de troubles de métabolisme des graisse dans l'organisme qui ont pour résultat des déplacements disgracieux des graisses du corps. Enfin, les antiprotéases ont des interactions possibles avec d'autres médicaments ou drogues qui peuvent causer des surdoses très dangereuses. • Les maladies opportunistes :Pour traiter les maladies opportunistes, on dispose de plusieurs traitements spécifiques aux infections. Pour les infections de l'œil au cytomégalovirus : le foscarnet© et le ganciclovir© Pour les mycoses, candidoses, etc. : la fluconazole© Pour la pneumonie à Pneumocystis carinii : de puissants antibiotiques (sulfamethoxazole©) ou la pentaminide©. Les cancers comme le sarcome de Kaposi peuvent être traités par radiothérapie, par chimiothérapie ou avec des injections d'alpha-interféron. • Disponibilité :Tous les traitements mentionnés ici sont disponibles et pris en charge par le système de santé suisse, sous les provisions de l'assurance maladie de base définie par la LAMal (1994). C'est aussi le cas pour la plupart des pays ayant une économie de marché internationale (UE, Norvège, Japon, Etats-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, etc.). Les traitements antirétroviraux sont extrêmement coûteux (en moyenne CHF 2'000.-par mois). Dans les pays en voie de développement, ces traitements commencent à peine à être disponibles pour un nombre très limité de patients. La triste réalité, c'est qu'en 2003, encore 90% des personnes séropositives dans le monde n'ont aucun accès à un traitement antirétroviral ou même une prise en charge des infections opportunistes et mourront du sida dans les dix prochaines années.
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ZYLLA
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Vendredi 19 Novembre 2004 à 22h41
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8) Le SIDA en chiffre dans le monde! En 2002, l'épidémie de SIDA a causé plus de 3 millions de décès et on estime que 5 millions de personnes ont contracté le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) cette même année - ce qui porte à 42 millions le nombre de personnes vivant avec le virus dans le monde.
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ZYLLA
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Vendredi 19 Novembre 2004 à 22h42
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9) Comment se proteger du SIDA? A l'heure actuelle, il n'existe aucun traitement qui permette de guérir du VIH/sida. Certes, les trithérapies mises au point fonctionnent et ralentissent l'évolution de la maladie, mais aucun vaccin, aucun médicament ne préviennent la transmission du virus: la prévention reste donc le seul moyen de se protéger et de protéger les autres contre le VIH/sida. On a beaucoup parlé du "safer sex" - sexe à moindre risque - et "safer use" - usage à moindre risque - pour définir différentes mesures permettant de limiter les risques de transmission. En règle générale, c'est faire en sorte que les liquides contaminants (sang, sperme, menstruations et sécrétions vaginales) ne pénètrent ni dans votre corps ni dans celui de votre partenaire. Cela implique :» Pour les personnes qui s'injectent des drogues, de ne pas partager leur matériel : avoir sa propre seringue, sa cuillère, son eau, son coton (cette pratique empêchant également la transmission d'autres infections dont les hépatites).
» Pour les personnes sexuellement actives, d'utiliser un préservatif avant tout contact sexuel : pas de pénétration, vaginale ou anale, sans préservatif; pour le sexe oral, pas de sperme ou de sang des règles dans la bouche, ne pas avaler de sperme ou de sang.
» L'abstinence complète, qu'il s'agisse d'injection de drogue ou de relations sexuelles, constitue également une protection efficace.
Le "safer sex", s'il est pratiqué correctement, protège non seulement d'une infection au VIH-sida, mais encore d'autres maladies sexuellement transmissibles (ou MST).Il faut reconnaître que l'utilisation du préservatif reste un sujet difficile - difficile d'en parler, difficile d'en mettre- et que la pratique du sexe à moindre risque nécessite un dialogue et une coopération des deux partenaires, mais il faut surtout rappeler que de ne pas employer de préservatif lors de rapports sexuels vous soumet vous et votre partenaire à un risque d'exposition direct au VIH/sida et à d'autres MST. En cas de non-emploi, et ce même sans éjaculation, un risque de transmission existe: que l'on soit "actif" ou "passif", les pénétration vaginales ou anales provoquent des micros lésions sur les parties muqueuses par lesquelles le virus peut se transmettre. En cas de non-emploi, la responsabilité est partagée et chaque partenaire aura à assumer les conséquences de son comportement. La prévention passe également par la communication et les relations, indépendamment de leur nature, devraient être un cadre dans lequel on a le droit et le choix d'exprimer ses craintes autant que ses envies et ses besoins. :: Se proteger c'est faire preuve de respect de soi et des autres ! ::
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ZYLLA
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Vendredi 19 Novembre 2004 à 22h43
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10) Dépistage du VIH À ses débuts, l'infection au VIH ne manifeste en général aucun symptôme. C'est pour cela que la seule façon de savoir si une personne est véritablement infectée au VIH est en pratiquant un examen biologique appelé communément "test du sida". La méthode la plus courante pour diagnostiquer le VIH dans le sang est en cherchant les anticorps au VIH. Les anticorps sont des protéines qui apparaissent lorsque l'organisme est en train de lutter contre un infection spécifique. Dans le cas du VIH, les anticorps apparaissent dans une période de un à trois mois suivant l'exposition et l'infection au VIH. Grâce à un perfectionnement technique considérable, certains tests d'anticorps peuvent produire un diagnostic fiable du VIH dans les six à huit semaines suivant l'exposition. Mais comme l'utilisation de ces techniques de pointe n'est pas encore commune à toutes les cliniques de dépistage, on recommande généralement, pour une fiabilité absolue du résultat, de respecter une attente de douze semaines (trois mois) suivant l'exposition. • Détails sur le test des anticorps :Le test de dépistage des anticorps le plus utilisé est le test ELISA ou EIA. Il détecte les anticorps au VIH dès que l'infection est accomplie. Grâce à sa sensibilité élevée, ce test ne donne que très peu de faux résultats négatifs. On associe généralement à tout résultat positif au test ELISA, un deuxième examen biologique, le Western Blot, qui est plus spécifique mais moins sensible (s'il était utilisé seul, il donnerait trop de faux résultats négatifs). Un faux résultat positif est une chose assez rare. Dès qu'un résultat positif apparaît au test ELISA, Western Blot suffit en général pour le confirmer. Beaucoup d'idées erronnées circulent actuellement sur les délais requis pour faire le test du sida et d'obtenir un résultat fiable. Certaines personnes qui ont eu des rapports sexuels sans protection peuvent, dans l'anxiété qui suit la prise de risque, trouver insupportable le délai d'attente de trois mois pour un résultat fiable et veulent faire le test sans attendre. Il est utile de rappeler ici que: a. Le délai requis pour obtenir un résultat négatif fiable suite à une exposition potentielle est de trois mois, si on n'a observé aucun symptôme particulier dans les semaines qui suivent la prise de risque. b. Si, avant le délai des trois mois suite à une prise de risque avec exposition potentielle au VIH, on observe des symptômes ressemblant à une forte grippe, avec gonflement des ganglions, fatigue, perte d'appétit, maux de gorge, il est possible qu'une infection au VIH soit en train d'avoir lieu. Dans ce cas seulement, nous recommandons d'avoir rapidement recours à un dépistage anonyme (voir point suivant). • Comment et où pratique-t-on le test ? :Dans le cadre d'une consultation ambulatoire, a l'Hôpital Universitaire on propose des tests anonymes de dépistage du VIH.La prise de sang et la transmission des résultats (qui sont donnés une semaine plus tard) sont effectués par une infirmière qui offre une information détaillée sur le VIH/sida (counselling). Il est toujours recommandé d'effectuer un test sérologique 3 mois après une exposition à un risque. Le dépistage du VIH peut également être fait auprès d'un centre médical, cabinet médical voire laboratoire. Nous recommandons toutefois de le faire sous forme anonyme et dans un lieu bénéficiant d'un personnel formé dans le counselling. • Dépistage du VIH chez l'enfant et le nouveau-né :Les enfants nés d'une mère séropositive peuvent être séropositifs ou séronégatifs mais, à la naissance, tous portent en eux les anticorps de leur mère pour une durée de plusieurs mois. Les tests d'anticorps ne donneront un diagnostic fiable que dans les dix mois suivant la naissance. À ce moment, le bébé se sera débarrassé des anticorps de la mère et, s'il est infecté, aura produit les anticorps propres à son infection. Les nouvelles technologies de dépistage permettront sans doute de dépister le VIH chez l'enfant dès le troisième mois.
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ZYLLA
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Vendredi 19 Novembre 2004 à 22h44
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11) Vivre au positif. Test positif, quelle réaction? Toutes les personnes qui apprennent leur séropositivité subissent une épreuve et un choc important qui peuvent provoquer des états psychologiques tels que révolte, culpabilité, déni, angoisse ou déprime. S'informer et trouver une aide adéquate est alors prépondérant. Parler avec des personnes de confiance de son angoisse et de ses peurs contribue certainement à surmonter l'épreuve d'un test positif. Dès lors il ne faut pas hésiter à s'adresser aux divers organismes spécialisés qui apportent soutien et conseils. Mon test est positif, suis je malade du SIDA?Si vous obtenez un résultat positif au test VIH pratiqué, vous êtes alors infecté par le VIH (Virus d'Immunodéficience Humaine) qui peut provoquer le sida ; cependant, on ne pose le diagnostic du sida que lorsque des maladies liées au virus apparaissent - des infections opportunistes - et se développent quand le système immunitaire est déjà affaibli par le VIH ; les personnes qui possèdent un système immunitaire intact ne développeraient pas ce type particuliers d'infections. De l'instant de la contamination, au stade de la maladie, des années peuvent s'écouler pendant lesquelles on se sent en pleine forme. Le dire, a qui???? C'est une importante question ; quelles sont les motivations pour révéler sa séropositivité, comment le faire et à qui, tout cela est de votre seul ressort. On peut envisager aussi de contacter les partenaires sexuels sans protection ou ceux avec qui on a partagé des seringues sans précaution pour qu'ils puissent envisager d'effectuer eux-mêmes un test. Diverses raisons expliquent qu'on décide de dévoiler son état et les personnes très proches peuvent vous y aider ; quelques questions élémentaires devraient orienter vos choix : • Qui devrait connaître votre situation ? • Qui vous aime, vous estime et ne vous juge pas ? • Qui respecte votre vie privée ? • Qui raisonne, est pragmatique et fiable ? • Qui sait écouter ? • Qui par le passé vous a apporté son aide lorsque vous l'aviez demandée ?Malheureusement, la discrimination existe encore envers les personnes qui vivent avec le VIH. Il est nécessaire de conserver de la prudence avec des gens que vous connaissez peu ; chacun a droit au respect de sa vie privée et vous seul déciderez quels renseignements donner à d'autres. Lorsque vous renseignez autrui, n'hésitez pas à lui demander expressément de ne pas divulguer ailleurs ces informations. Généralement, aucune nécessité n'oblige à prévenir votre employeur, vos collègues, vos voisins ou votre propriétaire ; évitez les problèmes que causent les réactions négatives !
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ZYLLA
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Vendredi 19 Novembre 2004 à 22h44
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12) Des contacts et des sites utiles De nombreuses associations et sites proposent des conseils et des services utiles à tous ceux qui souhaitent s’informer sur la prévention, le traitement ou la vie quotidienne des séropositifs et des malades. Vous trouverez ci-après des adresses, des sites et des numéros de téléphone indispensables. Numéros d’urgence (Appels anonymes et gratuits) : •Sida Info Service 0800 840 800 •Hépatites Info Service 0800 845 800 •Drogues Alcool Tabac Info Service : 113 •Fil Santé Jeunes : 0800 235 236 •Croix-Rouge Écoute : 0800 858 858 Sites et associations :AIDESAssociation de lutte contre le sida. Reconnue d’Utilité Publique depuis 1990 Site grand public sur le SIDA - Tout sur le SIDA : informations sociales, juridiques et thérapeutiques. Très ergonomique et bien documenté. http://www.aides.org/ACTUPhttp://www.actupparis.org/ CRIPS : Centre régionaux d Information et de Prévention du Sida Information et documentation sur le SIDA. http://www.lecrips.net/Le point sur le SIDA : diagnostic et dépistage Ministère de l'Emploi et de la Solidarité Site d'information générale du Ministère de la Santé. http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/sida2/index.htmSidaInfoServicesDe nombreuses informations sur le SIDA ainsi que sur d'autres MST. Le contenu est personnalisé selon le type d'internaute (grand public, professionnel de santé, professionnel de l'information, acteur associatif, personne concernée par le VIH). http://www.sida-info-service.org/Le Kiosque Info sida36, rue Geoffroy l'Asnier 75 004 Paris Tel : 01 44 78 00 00 http://www.vih.org/kiosque/kiosque.htmSolidaritéSIDASite de l'association Solidarité SIDA, qui rassemble plus de 2000 volontaires en France et organise de grandes manifestations telles que 'La nuit du zapping' ou 'Solidays'. http://www.solidarite-sida.asso.fr/SIDAnetSite d'information sur le SIDA, agréablement présenté et bien documenté : cartes, schémas, données épidémiologiques détaillées. Un plus : l'aspect économique est traité. http://www.sida-net.org/
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ZYLLA
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Vendredi 19 Novembre 2004 à 22h46
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13) J’ai pris un risque hier, que dois-je faire ? Si la prévention reste la meilleure des protections, il est aujourd'hui impératif de réagir vite et bien en cas de prise de risque. Car des traitements de première intention existent aujourd'hui pour lutter précocement contre le Sida, armes d'autant plus efficaces qu'elles sont utilisées rapidement.  Depuis 1996, de nouveaux traitements permettent de limiter la multiplication du virus chez la plupart des personnes traitées. En cas de prise de risque, ils sont aujourd'hui préconisés dans les 48 heures suivant l'exposition au virus. Ils peuvent diminuer le risque de contamination VIH, mais sans certitude d'eviter celle-ci. 48 heures pour agirVous avez eu un rapport non protégé (sans préservatif) hier soir ? Le préservatif s’est déchiré ? Vous vous êtes blessé(e) avec un objet souillé du sang d’une autre personne ? Vous avez partagé du matériel d’injection ? Autant de situations qui vous exposent au risque de contamination VIH contre lesquelles vous avez moyen de lutter aujourd’hui. Pour cela, dans les 48 heures qui suivent cette exposition, vous devez consulte, à votre choix : • Le service des urgences de l’hôpital • Un médecin de la consultation de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) le plus proche • Votre médecin. Un traitement préventif de 4 semaines* Le médecin hospitalier référent pour le Sida évaluera avec vous le danger encouru et la nécessité ou non de poursuivre un traitement prophylactique, qui agira comme un barrage contre la charge virale. * L’appréciation de la situation dépend de plusieurs critères : nature du rapport non protégé (les rapports anaux ou vaginaux sont à plus haut risque qu’un rapport oral, par exemple) et statut du (de la) partenaire (incertitude quant à sa séropositivité, etc.). * Si le risque est avéré, le médecin vous prescrira immédiatement une multithérapie (association de plusieurs anti-rétroviraux) à prendre pendant 4 semaines, pour tenter d’empêcher l’infection. * Dans les 3 à 6 semaines qui suivent l’arrêt du traitement, il vous prescrira un test Elisa (test de dépistage du virus du Sida) ainsi qu’un nouveau contrôle 5 mois plus tard, pour confirmer la contamination évitée. * En effet, malgré son important taux de succès, il n’est pas efficace à 100 %, et donc une menace, même infime, demeure. Ce doute doit vous inviter à la prudence pour les autres : vous pouvez être, à votre tour, un sujet à risque. Six mois pour réduire la charge virale* Si vous avez dépassé ce délai de 48 heures, il n’est pas trop tard pour agir : une multithérapie prise dans les six mois suivant l’exposition au risque peut maintenir au plus bas la charge virale (le nombre de virus dans l’organisme), ralentissant ainsi l’évolution de la maladie. Il ne faut en effet pas attendre d’être malade pour démarrer le traitement mais le prendre précocement. Ne tardez pas à consulter un médecin qui pratiquera les tests permettant de savoir si vous avez été contaminé. * Dans tous les cas, la prise en charge devra s’effectuer le plus tôt possible. Aux environs du 15ème jour après l’exposition au risque apparaissent les signes de primo-infection (première attaque virale), le test de détection des antigènes viraux permet de détecter la présence du virus dans l’organisme ; à partir du 21e jour, on peut, par un test Elisa, détecter les anticorps indiquant la présence du virus. * Connaître son statut est aussi fondamental, pour endiguer immédiatement le risque de maladies opportunistes (qui ont tendance à se développer plus facilement chez un sujet dont les défenses immunitaires sont affaiblies). Ainsi, on pourra, par exemple, vous proposer une vaccination contre l’hépatite C. * N’oubliez pas que, si ces tests sont négatifs et ensuite confirmés négatifs, vous serez soulagé(e) ; s’ils sont positifs, vous vous donnez les moyens, en réagissant très tôt, de garder le contrôle. ZYLLA
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